EN ROUTE

4 jours à Viñales, une parenthèse à Cuba.

Cuba est une petite île mais un grand pays. La plupart des québécois qui partent à Cuba vont passer deux semaines dans des tous inclus. On appelle ça, partir dans le sud. Sauf que cette île regorge de bien d’autres beautés plus méconnues. Et l’une d’entre elle se nomme Viñales.

 

 

Une ville à l’Ouest.

Viñales est une petite ville située à l’Ouest de Cuba. Elle s’organise autour d’une rue principale bordée de maisons coloniales très colorées. Entourée de hautes montagnes calcaires appelées Mogotes, elle offre un paysage somptueux de nature. C’est un village très vert fait de chemins en terre ocre qui se transforment en rivières rouges à la moindre pluie. Cuba est soumise à une saison des pluies durant la moitié de l’année. Résultat : des précipitations chaque jour à partir de 16h.

Un peu isolée du reste de l’île, elle offre une tranquillité sans pareil. Ici, pas d’achalandage pour des taxis, des excursions ou d’autres trucs. On respire le calme et la beauté de l’endroit. Les habitants passent leurs journées à nettoyer leur casa de fond en comble. Hommes et femmes travaillent ensemble aux taches journalières dès le petit matin. Il y fait très chaud et humide (en saison humide) ce qui pousse souvent à faire une sieste en début d’après-midi.

En résumé, c’est un ville calme où l’on se sent bien. Un endroit reposant pour se détendre loin du tumulte de La Havane.

 

 

La découverte du coin.

Après 2h30 de taxi collectivo, et un arrêt forcé dans un champ de tabac, nous avons enfin débarqué à Viñales. Nos hôtes se sont montrés adorables dès la première rencontre. Yerandi et Yanet possèdent une superbe maison avec air conditionné (un must!) et une terrasse. Ils ont deux chambres en location avec chacune leur salle de bain. La casa est située dans une rue calme tout en étant proche du centre et des restaurants. De la terrasse, on a une vue folle sur la végétation indigène et les mogotes, une pure vision de beauté. Enfin, les hôtes proposent des petits-déjeuners très bons et très copieux ainsi que des soupers (dîner en France) sur demande. Vous feriez mieux d’avoir faim car les portions sont toujours gigantesques!!

Cette ville est très portée sur la nature, on peut donc profiter des environs pour faire de nombreuses randonnées. Que ça soit dans les montagnes, seul ou des visites guidées, tout est possible. Nous avons demandé à notre hôte de nous réserver une balade à cheval afin de visiter les environs. Plantations de tabac, de café et fabrication de rhum, nous avons tout vu en une visite. On nous a également expliqué la fabrication du café, de la cueillette jusqu’à la tasse ainsi que le façonnage des cigares, des feuilles à la bouche. Le cheval passe au milieu des champs, dans les rivières et sur des chemins d’ocre ce qui permet de découvrir la pampa cubaine. Une superbe promenade qui aurait été impossible à pied et que je vous recommande fortement.

Dans les guides de voyages, on nous parle aussi du mur préhistorique et de la Cueva del Indio qui coûtent respectivement 4CUC et 5CUC. Nous n’avons pas été les voir car ils n’avaient pas l’air d’un grand intérêt. L’un est un mur peint par un artiste il y a des années, l’autre une promenade dans une grotte de 10 minutes…

 

 

Un moment de détente.

Au départ de Viñales, il est aussi possible de prendre un taxi collectivo direction Cayo Jutias. Cette eau bleu azur est bordée d’une plage de sable blanc et de quelques paillotes. Pour s’y rendre, il faut parcourir 54km de chemins en terre et de portions de béton. Ce chemin de croix prend environ 1h30/2h et il vaut mieux ne pas être malade en voiture. Heureusement, l’arrivée sur place efface tout le reste. De nombreux cubains se rendent là bas pour se détendre et passer du temps en famille. Evidemment, de nombreux touristes s’y rendent aussi. Des transats et des parasols sont disponible en location à un prix beaucoup plus haut que pour les cubains évidemment (environ 10CUC pour nous, et 10CUP pour les cubains).

Deux/ trois restaurants sont présents sur la plage ainsi que des centres de location de paddle, de pédalo ou encore de masques et tubas. L’eau est transparente au bord et on peut faire du snorkelling dans les champs d’algues un peu plus loin. La plage est grande, il est donc facile de se trouver un endroit au calme! Arrivée vers 10h et départ vers 16h30 selon votre chauffeur. De tout façon il se met à pleuvoir après cette heure là… Et puis vous aurez eu bien assez de temps pour rougir façon écrevisse.

 

 

Autre option :

Si jamais vous voulez vous baigner en restant à Viñalès, il est aussi possible d’aller dans une piscine. Nous avons grimpé à pieds jusqu’à La Ermita, un grand complexe hôtelier au toit rouge avec une vue incroyable sur la vallée. Notre hôte nous a dit que l’eau chlorée était surement moins propre que celle du lac marron où nous étions… Mais dans le doute, on a plus fait confiance à l’eau dans laquelle on voyait nos pieds. L’accès à la piscine se fait moyennent quelques CUC sauf si vous êtes logés ici (ce que je ne conseille pas d’après les retours que j’ai eu). Elle est envahie de cubains jusqu’à 17h, mais ils se font tous chasser après cette heure là pour laisser la place aux touristes. Si par chance vous pouvez rester jusqu’au coucher de soleil, vous ne serez pas déçus!

 

 

S’imprégner de la ville.

Nous avons passé 4 jours à Viñales et avons donc eu le temps de nous imprégner des lieux. Il existe une rue qui est remplie de petits marchands (qui vendent tous la même chose), ou encore une place (la seule de la ville) pour se connecter au wifi. La plupart des boutiques vendent des souvenirs de Cuba qu’on retrouve un peu partout dans le reste de l’île, à quelques exceptions près. L’autre majorité des échoppes sont des restaurants cubains. Evidemment, il y a un supermarché (pas très rempli, il faut se le dire), une banque et une boutique qui vend des cartes d’Internet. A part ça… Vous aurez vite fait le tour.

Ce qu’il faut retenir, c’est qu’on vient à Viñales pour se reposer et prendre le temps de découvrir les gens, pas pour visiter des tonnes de choses. Nous avons rencontré des tas de français en nous promenant, à la piscine ou encore dans les taxis. Quant aux cubains, le meilleur moyen pour les rencontrer a été de loger chez eux et de partager avec eux. Notre hôte a passé beaucoup de temps avec nous, nous offrant du rhum, des discussions en franglais et ses meilleurs conseils. Il s’est aussi arrangé pour nos diverses excursions et nos taxis. Si bien qu’en partant pour la suite de notre trip, j’ai versé une petite larme en les laissant.

 

 

Si vous n’avez pas lu la première partie du voyage à Cuba, c’est ici!

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