EN ROUTE

5 jours en van: l’Ontario (Partie 1)

Juillet 2018 – Voyage pour 5 jours en Ontario & en van.

Mon Caribou et moi avons décider de partir en voyage 5 jours et d’en profiter pour découvrir une nouvelle province du Canada : l’Ontario.

1.076 millions de kilomètres carrés. Ça n’est pas rien. Surtout quand on sait que la France a un territoire de 643 801 km². L’Ontario c’est aussi la province la plus peuplée du Canada. C’est deux capitales : la provincial étant Toronto et la fédérale étant Ottawa. Et c’est aussi une grande réserve de lacs : Erié, Huron, Ontario, Supérieur…

Avant de partir, nous avions tracé les grandes lignes de notre voyage, noté les endroits que nous voulions voir, checké le nombre d’heures de route entre chaque point… Et puis la météo a décidé de changer nos plans.
Le périple a donc été adapté à Dame Nature… et on a adoré ça.

Etape 1 : Sandbanks.

Nous avons quitté Montréal en fin d’après midi après avoir chargé tout notre stock dans le van aménagé, direction l’Ontario.

1h de route suffit pour atteindre la province voisine, mais nous avons mis plus de 4h à nous rendre à notre destination pour passer la nuit. Nous n’avions pas prévu un emplacement spécifique pour dormir et la plupart des endroits « touristiques » demandent une réservation. Donc une dépense d’argent. Nous avons choisi ce mode de voyage pour justement éviter de devoir payer pour une place où dormir, nous avons donc chercher le meilleur endroit. C’est là que l’aventure commence vraiment. Notre premier hôtel a été un parking… d’un cimetière. Oui, oui.
Nous avons donc passé la nuit entourés de morts, d’une église, de pierres tombales, et pour couronner le tout d’un orage avec de gros éclairs.

Je dois dire que cette nuit restera marqué dans les annales pour son charme atypique, la paralysie nocturne de mon Caribou. Ou encore la visite d’une voiture de police qui ne fera finalement que passer. Qui dit mieux?

*

Etape 2 : Sandbanks, Picton & Bruce Peninsula.

Pour ce deuxième jour de voyage, nous avons mis les voiles assez tôt, sur une petite plage dans le Parc Provincial de Sandbanks.
Résultat : personne.
Nous avons déjeuné sur les tables de pic-nique avec notre nécessaire de camping tout en regardant les vagues s’écraser sur la plage. Cet endroit est réputé pour ses dunes de sable à perte de vue et surtout pour le lac Ontario. Il est le 5ème plus grand lac d’Amérique du Nord avec ses 18529km² d’eau douce. Ce qui permet de boire la tasse sans écoper d’un lavage nasal à l’eau salée).

Nous avons ensuite posé nos serviettes sur une autre plage du Parc Provincial afin de nous faire BRONZER cramer (enfin surtout moi…).
Note pour plus tard : ne pas s’endormir sur la plage à 12h.
Note² : l’aloe vera est ton meilleur ami.

Profiter du calme et de la sérénité d’une plage avec en bruit de fond le roulis de l’eau nous a permit de se reposer des vies à 100 à l’heure qui agrémentent notre quotidien. Le soleil était chaud et haut malgré un début de journée très mitigé.
Comme quoi, en Ontario, il est vrai qu’on peut passer de la pluie au grand soleil en très peu de temps. Et ça marche aussi dans l’autre sens. Baignade et dîner sur la plage nous ont donné envie de rester toute la journée, mais il fallait partir vers de nouveaux horizons : trouver une douche.

*

Le Saint-Graal a été trouvé dans le camping le plus proche. Non, nous n’étions pas au camping mais une fois rentrés dans Sandbanks, on entre sur le territoire du Parc Provincial, il n’y a donc pas de barrières. Après, tout est une question d’importance de la douche, de ses valeurs morales, et du futur… Bref on a décidé d’emprunter une douche du camping discrètement et rapidement. UN EMPRUNT… Ca va… On avait 6h30 de route jusqu’à la Péninsule de Bruce, il fallait bien trouver un moyen de se sentir frais.

Après un rapide arrêt pour une pause crème glacée nous avons repris la route. Il a fallu remonter les 495km qui nous séparaient de notre prochain arrêt en alternant les autoroutes, les champs et les forêts jusqu’à la Péninsule de Bruce.
Entre temps, une chaussure de mon Caribou s’est égarée… Surement dans la station essence où j’ai demandé à faire réchauffer mes pâtes… Si jamais vous en trouvé une, sa sœur est toujours avec nous!
Arrivés en soirée, on trouvera finalement une place discrète (et j’insiste sur le DISCRÈTE) dans un parc national vide (avec une interdiction de stationner évidement). Une deuxième nuit au milieu des grands sapins, des bruits d’animaux et de l’inconnu.

La province fut nommée d’après le lac Ontario, un terme dérivant de Ontarí:io, mot venant de la langue huronne et signifiant « grand lac » ou bien « belle eau scintillante ».

Etape 3 : Tobermory, Bruce Peninsula, Collingwood & Wasaga Beach.

Après une nuit agitée et fraîche en pleine nature, nous voulions déjeuner tranquillement (sous la pluie…) mais c’était sans compter sur l’attaque des moustiques mangeurs de chair fraîche dès 9h le matin. Ça a donc été un départ un peu précipité vers Tobermory à la recherche d’un déjeuner. Ce village au bout de la Péninsule de Bruce est HYPER TOURISTIQUE. Pas vraiment d’habitants, pas vraiment de vie en dehors du tourisme, et surtout, des prix exorbitants. Café filtre et chocolat chaud (à l’eau) dans un petit cup : 5.50$. Merci, bonsoir. Par contre, le décor a su nous charmer (ca c’était avant de se rendre compte qu’on nous avait collé un PV de stationnement). Les paysages me font incroyablement penser à la Suède et ses îles, une impression de bout du monde, une eau limpide.

Ensuite, départ pour le Bruce Trail, une petite randonnée avec de beaux points de vue sur la Baie Georgienne, le bras Nord-Est du lac Huron. Nous avons emprunté la partie nommée Burnt Point Loop envahie au départ par les touristes asiatiques et les instagrammeurs en tous genre, puis un peu plus déserte une fois qu’on commence vraiment à marcher. L’eau y est vraiment claire, on peut marcher sur les nombreux rochers plats peu submergés et même piquer une tête pour les moins frileux. C’était vraiment agréable de rester dans la nature, et de se reconnecter, loin de l’agitation de la ville.

*

Et encore une fois, il a fallu repartir vers de nouvelles aventures. Direction cette fois Wasaga Beach, avec un petit arrêt imprévu à Collingwood. Cette ville perdue au milieu de nulle part à surgit sur notre route et a attiré notre attention. Evidemment, quand tu vois des dizaines de personnes déguisées en Elvis, tu te poses des questions. Nous avons donc participé, bon gré mal gré, à notre premier Elvis Festival.

Des milliers de gens venus de tout l’Ontario et surement d’autres provinces, des centaines de personne déguisées, des tonnes de lunettes Elvis avec les rouflaquettes sur le côté, des concours de sosies d’Elvis, et des dizaines et des dizaines de stand en tous genres, THE event de l’année à Collingwood. L’ambiance été juste incroyable, un des moments les plus drôles et WTF du voyage, des sosies qui chantaient faux, une ville entière à l’effigie du King. Et c’est là qu’on a compris que c’était ça aussi le voyage en van : découvrir des choses inattendues, tomber sur des surprises qui nous font rire aux larmes puis repartir à la découverte de nouvelles expériences.

*

Arrivés à Wasaga Beach, l’expérience vintage a continuée avec un souper dans un restaurant perdu dans le temps. Nappes en plastique, rideau de chez mémé, moquette au sol, petites barrières en bois pour délimiter la salle, néon dans les toilettes et nourriture décongelée. Heureusement, le service était en or, comme la note… salée. Nous n’y retournerons surement jamais, mais au moins cette journée aura été comblée de rires et de découvertes insolites avant de se finir avec un chocolat chaud et un café sur la plage.
Nous avons ensuite passé la nuit sur le parking d’une maison, (après que la propriétaire nous ai gentiment donné son accord) juste à côté de la plage.

La suite du voyage au prochain épisode… Dans quelques jours…

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