Rue de La Havane à Cuba
EN ROUTE

Un vol direct pour La Havane, merci.

Lors de nos dernières vacances, mon Caribou et moi voulions partir deux semaines profiter du soleil et de la chaleur du sud. Après une hésitation entre Hawaï et La Havane, nous avons finalement choisi la deuxième option pour son prix plus attractif. Quelques clics plus tard, nos billets étaient réservés et nos logements aussi. Sans savoir vraiment dans quoi on s’embarquait, on était prêt pour notre première aventure en sac à dos ensemble!

 

Destination : La Havane.

Après 4h30 de vol de Montréal direction Cuba, nous arrivons à l’aéroport de La Havane dans une ambiance très humide. L’air est chaud, des centaines de cubains nous attendent à la sortie du terminal et l’atmosphère est clairement étouffante. La file pour retirer de l’argent est de 3 personnes mais l’une d’entre elle aura besoin d’une heure et le guichet fermera devant nous, « comme ça ». Bienvenue à La Havane!

Une fois sortis de ce petit aéroport qui dessert essentiellement le Mexique, le Canada et quelques pays d’Amérique du Sud, les chauffeurs de taxis se jettent sur nous. Taxi! Taxi! Un des refrains que nous entendrons le plus au cours du séjour. Nous choisissons un petit jeune qui a transformé son coffre de voiture en enceinte de musique. Pas bien grand et un peu ancien, l’habitacle se met à vibrer de toute part aux premières notes de salsa. Et c’est dans cette ambiance que nous prenons la route de la capitale cubaine sur des routes très peu éclairées accompagnés d’une petite averse.

Nous retrouvons notre hôte qui attend devant la porte de notre casa particular depuis 19h, il est 22h passé. Avec gentillesse et pudeur, il nous montre notre logement et s’en va se coucher, nous sommes arrivés! Affamés nous descendons sur la Plaza Vieja a une vingtaine de mètres de chez nous, pour manger quelques tapas et boire notre premier mojito. Une première soirée de vacances réussie.

 

 

Le quotidien.

Tous les matins, notre hôte nous offre le petit déjeuner sur la terrasse moyennant 10CUC. Le repas, très copieux, est composé de fruits exotiques, d’œufs, de pain ou encore de café. Un bon moyen de passer à travers la journée et d’économiser quelques CUC sur les prochains casses-croûtes (même si tous leurs plats sont très copieux). Une fois repus, nous partons découvrir la ville à pied sans itinéraire précis.

Nous avions pensé essayer quelques restaurants mais surtout, économiser en mangeant chez nous des produits achetés sur place. Finalement, c’est en entrant dans un marché qu’on a changé d’avis. La viande crue était exposée à l’air libre sur des planches en bois et les fruits étaient à moitié pourris et plein de moucherons. Nous sommes ressortis un peu écœurés en nous disant qu’il était impossible de mettre ça dans nos estomacs. Manger « chez soi » est quasiment mission impossible car il est très dur de trouver des aliments qui répondent à nos « normes » de pays développés. Aussi, les aliments autres que les fruits/légumes et poissons sont très chers.

Concernant l’eau, vous pouvez acheter des bouteilles de différentes tailles dans les magasins. Prenez garde aussi à comparer les prix car ils peuvent passer du simple au double selon l’endroit. Aussi, votre hôte met généralement quelques bouteilles au frais pour vous (moyennant des CUC). Pour le reste des produits du quotidien, il vaut mieux ne rien oublier en partant, ni en changeant de logement.

 

 

A la découverte de la ville.

La Havane est très grande et possède différents quartiers : Habana Vieja (la Vieille Havane), Centro Habana, le Vedado et Miramar. Nous avons exploré essentiellement la Vieille Havane et le Vedado car c’est là où été nos logements. Le premier est le plus authentique selon moi, c’est là où on trouve les bâtiments colorés et décrépis, le Capitole (réplique exacte de celui de Washington) et aussi plusieurs musées. Le second est plutôt le quartier central des affaires, beaucoup plus moderne et plus calme. C’est ici qu’on trouve les maisons coloniales des conquistadors, laissées à l’abandon quand ils sont partis.

Durant nos trois premiers jours, nous avons arpenté la Vieille Havane du Nord au Sud. En longeant le Malecon, nous sommes passés devant le Castillo de San Salvador de la Punta, le Castillo de la Real Fuerza ou encore par le Parque Luz Caballero. Nos balades se finissent généralement vers 13h sous une chaleur accablante. Peu d’ombre et une humidité sans nom, il faut trouver un restaurant climatisé pour reprendre des forces. Note importante, l’eau n’est pas potable, il faut donc s’équiper en conséquences ou acheter des bouteilles sur la route.

Si vous partez en saison humide, vous allez ressentir le besoin de trouver des rafraîchissements autre que des mojitos: la piscine! La Havane en possède quelques unes dont celle du Gran Hôtel Manzana Kempinski. Si vous résidez dans l’hôtel, l’accès sera gratuit mais si vous voulez juste en profiter pendant une journée, vous allez devoir débourser environ 80CUC. Sinon, vous pouvez toujours trouver une piscine moins chère mais avec une vue un peu moins belle à l’Hotel Nacional ou au Habana Libre. Dans tous les cas, il vous faudra débourser quelques CUC mais vous aurez des boissons incluses.

 

 

La Habana Vieja

Même si la ville est immense, on repasse souvent par les mêmes rues. La calle Obispo et la calle O’Reilly par exemple, sont les rues principales (et touristiques) de la Vieille Havane et abritent essentiellement les restaurants et les boutiques de souvenirs. Ces dernières pullulent de partout et vendent toutes les mêmes choses à quelques exceptions prêt. En déambulant, on croise également de nombreuses places où des vendeurs de rues nous proposent des bérets à l’effigie du Ché. La Place d’Armes, la plus ancienne place de La Havane, accueille toute la semaine un petit marché de livres d’occasions. La Plaza Vieja, quant à elle, est un lieu de rencontre où l’on peut s’arrêter boire un café ou déguster un daïquiri bien frais.

Le quartier parait être un labyrinthe au premier abord mais finalement on s’y retrouve plutôt facilement. Il y a beaucoup de choses à voir mais je pense surtout qu’il faut se laisser errer dans les ruelles. On est par exemple tombés sur un quartier sans touristes où nous étions les seuls étrangers parmi les cubains. Ils paraissaient surpris de nous voir ici mais n’ont rien dit. On ne s’est jamais senti en insécurité dans La Havane, même avec mon reflex à la main. Il faut rester vigilent évidemment mais on a jamais ressenti de malaise en deux semaines à Cuba.

En nous promenant dans l’Est de la ville, nous sommes tombés par hasard sur le Marché des Artisans de San José Almacenes. Situé proche de la station de train, ce grand bazar fermé accueille des marchands de souvenirs et d’arts. Vous trouverez facilement un petit quelque chose à ramener dans votre valise. Les vendeurs de babioles sont bien entendu ici (et il y en a beaucoup) et vendent leur marchandises identiques stand après stand. Cependant, vous pourrez peut être ramener chez vous un beau tableau un peu plus unique, réalisé par un artiste talentueux d’ici.

 

 

Et après?

Après trois jours et demi à La Havane, il est temps de prendre la route pour la prochaine étape : Vinalès. Notre hôte a commandé un taxi collectivo qui arrive à notre casa à 9h pile. La voiture a 9 places et est remplie par des touristes (en majorité européens) avec leurs valises sur le toit. J’avoues avoir eu la crainte que nos sacs à dos tombent sur la route, vu comme ils étaient attachés… Mais tout le monde est arrivé à destination avec ses affaires après 2h et demi de trajet. Le taxi a fait un arrêt, non prévu, dans une plantation de tabac (surement incluse dans le prix du trajet). Ce qui nous a un peu refroidi. Mais heureusement, une fois arrivés à Vinalès, on a oublié cette étape. On se retrouve bientôt pour la deuxième étape du voyage!

 

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